Accueil > Nadine et Jean-Pierre : “il y avait des rats dans le cagibi”

Nadine et Jean-Pierre : “il y avait des rats dans le cagibi”

Jean-Pierre et Nadine ont acheté une très vieille maison délabrée pour 50 000 euros dans un petit village de l’Oise. Une petite maison sans aucune isolation, sur un terrain en pente où les eaux de pluie s’infiltrent dans tous les murs. Les quatre enfants du couple ont grandi dans cette maison insalubre. Geoffrey, l’un des fils, raconte : « c’était une atmosphère invivable, on avait des rats dans le cagibi ! ».

Jean-Pierre et Nadine enchaînent les petits boulots, la famille a de très maigres revenus. Pendant des années, Nadine va chercher des vêtements pour ses enfants au Secours Catholique local. Là-bas, elle sympathise avec une bénévole, Paule. Après avoir hésité pendant longtemps, Nadine finit par accepter que la bénévole vienne à sa maison. Paule leur parle de l’association Réseau Eco Habitat. Le coordinateur technique de l’association pose un diagnostic : leur maison est insalubre et il faudra faire des travaux lourds de réhabilitation d’environ 60 000 euros.

“Mais c’est une somme énorme, c’est impossible pour nous !” s’écrie Nadine. Patiemment, la coordinatrice sociale et financière monte un dossier de financements (publics, privés et caritatifs) pour la somme de 54 700 euros. Le reste à charge pour la famille sera de 5 873 euros (et sera remboursé à hauteur de 150 euros par mois par un prêt CAF).

Mais il faut du temps pour que le dossier complexe puisse aboutir auprès de l’Anah. Jean-Pierre est alors victime d’un petit accident vasculaire cérébral. Réseau Eco Habitat va adapter le programme de travaux aux nouveaux besoins de Jean-Pierre : une douche à l’italienne, un WC rehaussé, une rampe d’accès extérieur.

Les travaux ont finalement eu lieu à l’été 2019 :  fibre de bois pour l’isolation, changement des menuiseries, électricité, ventilation, mode de chauffage… Nadine et Jean-Pierre se sentent enfin bien dans leur logement, et les deux fils qui se sont investis dans les travaux de la maison reviennent voir leurs parents beaucoup plus souvent, pour qu’ils voient leurs petits-enfants.