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Hélène

En janvier 2014, Hélène, la quarantaine rayonnante et dynamique, décide enfin de tenter d’améliorer la condition du chauffage dans sa maison située dans une ville de l’Aisne. Propriétaire de longue date, elle y a élevé, seule, ses trois enfants, sans eau chaude et sans chauffage central, avec seulement quelques radiateurs électriques pour chauffer sa grande bâtisse ! Son seul revenu d’assistante maternelle ne lui permet pas non plus, dit-elle, d’acheter des vêtements neufs, des meubles, ni de prendre de vacances ou même d’aller chez le coiffeur.

Voyant sa facture d’électricité augmenter régulièrement, elle sollicite l’avis de l’assistante sociale locale, qui l’oriente logiquement vers l’ANAH, et l’opérateur local lui suggère de préparer un dossier “pour voir”. Elle se débrouille alors pour faire réaliser des devis d’isolation et de chauffage. Mais elle se rend compte après coup que le devis le moins-disant (accepté par l’ANAH !) est une arnaque totale, émanant d’une entreprise qui n’existe pas ! Suite à ces déboires, on lui suggère alors de voir si le réseau Eco-Habitat peut la conseiller. C’est donc en janvier 2015 qu’elle rencontre la “fée clochette” qui va l’aider à contacter des entreprises locales et à monter un nouveau dossier ANAH.

En Septembre 2015, l’ANAH signifie son accord, mais le crédit alloué ne sera finalement disponible qu’en avril 2016. En mai 2016, une chaudière à gaz est installée et le réseau de chauffage central, qui n’avait plus servi depuis plus de dix ans avec l’antique chaudière à fuel, est enfin ré-activé. Après quelques travaux d’isolation du grenier et du sous-sol, en octobre 2016, les douze fenêtres d’origine sont remplacées par des fenêtres à double-vitrage, et la maison est donc prête à affronter un nouvel hiver dans de toutes autres conditions de vie et de confort. Une VMC devrait encore être installée dans les prochaines semaines. D’après les premiers calculs d’Hélène, sa facture d’énergie serait divisée par quatre ! On espère que ses calculs sont justes.

Grâce à l’intervention de l’ANAH, du Conseil Départemental, de la CAF, du Secours Catholique et de la Fondation Abbé Pierre, une grande partie du coût total de travaux estimés à 16 678 euros est prise en charge par des dons et subventions, il manque néanmoins 2500 euros de reste à charge, qui seront couverts par une avance remboursable du Conseil Départemental.

Quelle ne fut pas récemment la surprise d’Hélène lorsqu’elle apprit qu’elle allait bénéficier d’un retour d’impôts suite à ces travaux ! Elle voulut d’abord refuser, estimant que toutes les aides, pour la plupart publiques, qu’elle avait reçues, ne devaient pas être en plus “abondées” par une aide de l’état. Bon gré mal gré, elle s’est enfin résolue à utiliser ce “bonus” pour sa maison, et non pas pour ses dépenses personnelles… C’est décidé, les gouttières seront réparées pour arrêter toutes ces fuites qui apportent de l’humidité dans les murs.

Cette belle histoire est celle d’une mère qui a assumé seule la responsabilité de sa famille et qui a tout sacrifié à l’éducation de ses trois enfants (l’ainée est maintenant ingénieur, les deux autres suivent dans l’enseignement supérieur et font aussi bien). Elle devrait désormais vivre une vie plus confortable et on l’espère, plus facile. Comme elle le dit elle-même : “REH s’est très bien occupé de la maison, et pas de ma personne, ça c’est mon problème, je ne suis pas un cas social… Je les remercie pour ça. Mais enfin, avoir un robinet d’eau chaude à la maison, vous n’imaginez même pas !”. Sa maison plus accueillante lui permettra dorénavant d’accueillir de nouveaux enfants en garde et d’accroître ses revenus. Hélène est par ailleurs candidate volontaire pour aider d’autres personnes qui ont des problèmes de maison et de chauffage.